LA PRESSE à REMONTER LE TEMPS

MISE à JOUR/UPDATE: 14.11.2016.PRESSE 2016  (08.11.2016) MAGS 1986.



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1978
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Ci dessus, une photo de 1978 (publiée dans le magazine Smash Hits en 1983) montrant Suggs et Miranda Joyce, sax des futures Bodysnatchers, groupe féminin de ska et ensuite des Belle Stars.
Cette dernière évoque cette époque : si le groupe de Camden existait déjà, le nom "Madness" n'existait pas, il s'agissait des North London Invaders. Miss Joyce y dépeint un Suggs très timide, bien élevé, accompagné souvent de Chalkie et Toks, futurs roadies du groupe.  


1978.... NOVEMBRE 

Le 10 novembre 1978, les Invaders donnent un concert mémorable à L'Acklam Hall... Quelques mois plus tard, le groupe changera de nom pour... Madness. Acklam Hall , un lieu piège pour Mike and Co...voir le film  "Take It Or Leave It". La formation du groupe est devenue à peu près stable.



1979...MAI / JUIN

Ci-dessous, une pub pour Madness en première partie de Sore Throat, le 04.05.79. L'histoire mentionne que, même si le groupe pense au changement de nom pendant l'hiver, le nom " Madness" est pour la première utilisé par le groupe en public le 03.05.79 pour un concert au pub The Hope and Anchor. Le 04, Madness se produit dans la salle de concert, "the Nashville Room" dans l'ouest de Londres, salle connue pour les concerts punk.



Mai, juin, Madness tourne et se stabilise. 
Ci dessous, vous avez la pub, toujours au Nashville Room,ouest de Londres d'un concert de Madness en première partie des Specials. Problème, c'est que dans le même temps, Madness doit jouer au Dublin Castle au nord. Madness s'était mal organisé dans son agenda. C'est l'épisode célèbre qui se trouve dans le film "Take It or Leave It" où on voit les maddies risque leur vie dans les rues de Londres dans leur Nutty Van . Finalement tout se passe bien mais visiblement Madness commence à vraiment être apprécié au point de jouer deux fois dans la même soirée. Si aujourd’hui, le Dublin Castle est connu comme le lieu de développement de Madness, début juin 79 , le groupe n'y a joué que 3 fois à ce moment.



1979.... JUILLET

Merci à René pour ce scan du NME de juillet 1979. Cette annonce pour les concerts du pub "Hope And Anchor" dans le nord de Londres fait figurer un concert de Madness le 08.07 au prix dérisoire de 75 pence !! Magique, comme prix, moins d'une livre !!!! Rappelons que les Londoniens jouent sous le nom de Madness depuis le printemps 79 seulement.





Voici ci-dessous un bon article de Robbi Millar, intitutlé "Madness are Not rude Boys" , qui date du 31.07.79. dans le mag "Sounds"
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 Le journaliste, Robbi Millar, évoque Madness sur une page complète du magazine "Sounds" (A3 Format) alors que le groupe, le sextet, comme il le dit,  n'a sorti aucun disque.Courageux, M. Millar ! A travers cet article, en ce mois de  juillet 79, les lecteurs du Sounds découvrent l'histoire du groupe, connaissent le cadre social et géographique des Londoniens et, enfin, voient les influences musicales de Madness : Kilburn and the High Roads (le premier groupe de Ian Dury) et Prince Buster (le leader du ska jamaicain). Enfin, l’article nous montre un Madness déterminé : une volonté de développer un" Nutty Sound" et de ne pas se laisser embrigader dans une mode musicale (le revival Ska).. Robbi Millar  évoque la capacité de  travail du groupe (bcp de boulot, de répéts et de tournées). La violence pendant les concerts est aussi mentionnée, Suggs en est vraiment inquiet.
Si le groupe n'est pas encore signé par Stiff Records, il connait en cet été 79 pas mal de succès et Suggs insiste sur le fait que Madness joue de la "Dance Music"



1979.... AOUT

Très gros mois pour Madness !!! Un mois capital parce que très fourni !
Madness apparaît dans le magazine Smash Hits en août 79, simplement comme première partie des Specials au concert à l'Electric Ballroom, une salle en plein Camden Town. L'article ci-dessous mentionne ultra-rapidement Madness comme un groupe qui dispense un mélange puissant de ska et de blue beat qui fait bouger la foule.Par ailleurs , est annoncé dans cet article la prochaine sortie sous 2-Tone Records de "The Prince".  Enfin, la soirée semble avoir été appréciée par le reporter qui aurait vécu son meilleur concert de 1979 (rappelons qu'on est en août). Toutefois, si l'article du Sounds magazine est fouillé, celui du  Smash Hits n
e se mouille vraiment pas.
Plus tard, par contre, Smash Hits fera la part belle aux 7 de Camden !

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A cette époque, Madness tourne pas mal surtout dans les salles du nord de Londres, a déjà enregistré des maquettes (voir épisode célèbre de Woody dans le film Take It or Leave It), est sujet à des discussions, des négociations venant de compagnies de disques et a déjà connu quelques articles dans les mags de musique :  NME , Sounds (voir ci-dessus) et Melody Maker. Mais aucun disque n'est encore sorti , ça ne saurait tarder car c'est le 10 du même mois que sort le premier single des 7 de Camden, "The Prince". Par ailleurs, John Peel, le 14, va les faire venir aux studios de la BBC pour enregistrer une session, avec comme titres : Land Of Hope and Glory, The Prince, Bed and Breakfast Man et Stepping Into Line, session diffusée le 27 du mois.
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Ci-dessous, l'article d'Adrian Thrills, journaliste au New Musical Express, qui date du 18 août 1979, une semaine après la sortie de The Prince. Il commence par citer Carl dans son intro de One Step Beyond, qui à l'époque, est bien plus court que la future version enregistrée. Il se concentre sur le membre non officiel (à l'époque) de Madness qui résume assez bien la folie qui accompagne le groupe. Ensuite, la parole est laissée à Lee qui mmet en avant cette idée du"Nutty Sound" ; il en donne la définition. L'article évoque ensuite l'histoire du groupe. 
Puis il essaie de montrer ce qui définit et distingue Madness : un son qui emprunte au ska, à Kilburn and the High Roads et à la Soul Motown, dixit Chris Foreman. Ce dernier insiste pour ne pas être (dès août 79) embrigadé dans un revival purement ska. Suggs en est inquiet aussi et met en garde contre ça.Woody en rajoute à ce sujet, Madness n'est pas un groupe revival ska. 
En même temps, l'article montre que la connection Madness / Ska est normale vu que le groupe a bénéficié d'une aide précieuse des Specials et du label Two Tone, ce dernier a sorti le premier 45 de Madness et ces derniers partagent des concerts avec les Specials. Mais, l'article le montre, Madness souhaite marcher tout seul ("sur ces 12 pieds", Carl n'y est pas encore). La parole est laissé à Mike qui insiste sur le côté "travail" du groupe. Quand on ne se prend pas au sérieux, il faut le faire sérieusement, si on peut résumer. Madness répète beaucoup.Adrian Thrills finit l'article en prédisant que ce groupe va durer bien plus longtemps qu'une mode (ska) et cite joliment  Lee  "This band has a bee in its bonnet" ! Belle image, non ?

La photo de Miss Rodgers (copine de Mike à l'époque)  nous montre un Nutty Train déjà bien rôdé à l'époque.



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Ci-dessous, une des premières pubs (18. 08.79) pour The Prince sorti le 10. On soulignera l'adjectif "Nutty" déjà composante intégrale de l'imagerie "Madness".







René nous a envoyé deux exemples  de pubs (l'une ci-dessus, l'autre ci-dessous) trouvées dans le New Musical Express pour des concerts de Madness durant l'été 79 qui témoignent des lieux de concerts essentiellement situés à Londres, fin août, début septembre. Merci !
A noter que le jour du concert au Dingwalls (05/09) pendant la journée, Madness est passé aux studios de la BBC pour y enregistrer son premier au  Top of The Pops, l'émission cultissime. Cette prestation sera diffusée le lendemain soir.





1979.... SEPTEMBRE

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Début septembre 79, Madness prend vraiment sa place dans la presse. Smash Hits se renseigne enfin et évoque la double influence de Prince Buster et du premier groupe de Ian Dury, Kilburn and the High Roads ainsi que l'origine du nom du groupe.Le 45 T fait visiblement le buzz ! Mais bon tout n'est pas encore clair chez Smash Hits qui chronique le 45T "Madness" prenant la face B pour la face A. Rapide mais bonne critique, qui insiste sur le côté rafraichissant et dansant du groupe.
En 2002, pour le magazine Mojo, Lee se rappelle : On a écrit "The Prince en un soir dans la maison de la belle-mère de Carl. Les paroles sont issues de différents textes ou titres de Prince Buster sur une structure musicale classique simple sur  laquelle on a ajouté de petites choses variées" Merci Lee pour la recette.                                           

A noter que cette percée de Madness dans Smash Hits est illustrée par une pose du groupe tirée d'une session d'excellentes photos, dont vous pouvez voir une autre pose dans la reproduction des paroles de "The Prince" ci-dessous(Smash Hits s'en fait une spécialité)
On le note, dès le début, Madness opte pour des poses en rapport avec le "Nutty Sound" déjà évoqué en juillet dans le Sounds Magazine. L'image et le son du groupe prennent forme en public. 



  (Une pose beaucoup plus sérieuse tirée de cette session de  photos se trouve dans l'article ci-dessous


Le 15 septembre 1979, le Melody Maker annonce la signature de Madness sur le label indé anglais Stiff qui a eu lieu quelques jours plus tôt! A ce moment, le groupe a déjà sorti un 45 T, "the Prince" sur le label Two-Tone. Merci à John Vaccaro pour le scan.
MERCI BRIAN 
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Le 20, une deuxième prestation de Madness jouant The Prince (différente de la première)  est diffusée à la BBC dans le cadre de l'émission Top of The Pops. La grand, mais mouvementée histoire du groupe dans l'émission Top of The Pops est lancée ! Chuttttt c'est pendant ce même mois que Madness commence à enregistrer son premier album avec la paire Clive Langer et Alan Winstanley. Pendant ce temps, the Prince monte dans le classement..


1979.... OCTOBRE

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Octobre arrive, c'est la sortie de "One Step Beyond",le single. Mais c'est,avant ça,la préparation du 2 Tone Tour, une tournée de 40 dates à 3 groupes (chaque soirée pour 2,50 livres !!!!, pour rien, purée !) : Selecter, Madness et The Specials, qui commence le 19 octobre 79.

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   Les groupes ont répété quelques jours avant de se lancer dans ce marathon.
   Ci-dessus, une photo extraite du Melody Maker de fin octobre qui montre différents membres des groupes sur la plage de Brighton avant le concert du soir. Brighton, la ville des mods est la première date de la tournée.

   De nombreux témoignages et photos racontent le Two-Tone Tour. Une expérience unique pour les groupes et les fans, parfois chaotique, quelquefois violente, mais surtout le souvenir d'un énorme moment, comme un truc qui déboule, que rien n'arrête, une frénésie de danse sur scène et fête....et de biture , les groupes et les fans...pour quasiment rien. 
Dance Craze en est le juste titre, comme le film qui sortira en 81 et qui montrera des extraits de cette tournée.

   Fin octobre 79 donc, le Melody Maker offre un article de deux pages sur le début de cette tournée. Il est ci-dessous (franchement, c'est galère quand on a un scan A4 de scanner un Melody Maker qui a des dimensions étranges, pires qu'un double A3...bref)
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   Le texte témoigne de cette atmosphère énergique,optimiste et  un peu bordélique. Dans l’article, Kellogs, délégué de Stiff qui a en charge Madness apporte son témoignage sur l'ambiance qui règne dans le camp des londoniens : ça n'arrête jamais, ça joue, ça fume, ça boit...Visiblement pendant les trajets entre les villes , c'est Madness qui fait le plus de bruit dans le bus.Même le gars de la sécurité de la tournée le confirme.
   A Brighton, une troupe de fans, skins vêtus classe, avec Prince Nutty  en tête ( celui du centre de la future pochette de One Step Beyond)attend. Si la tournée commence à Brighton, Madness y a déjà joué auparavant dans le même mois. Et il y avait eu des troubles, comme lors d'autres concerts joués en octobre. Ce qui chagrine Kellogs et empoisonne le groupe. Si Madness ne veut pas s'aliéner ses fans, ils ne veulent pas non plus se montrer tolérants envers cette violence. Et ne souhaitent pas devenir un point de convergence pour le BNP, ni pour d'autres d'ailleurs. Suggs l'affirme clairement dans l'article "Nous ne sommes pas des fascistes". Et finalement ça se passera bien pendant le concert.

   Cette tournée, c'est aussi un peu l'urgence dans l'organsisation des concerts. La première date  afailli tout planter. Les groupes sont arrivés en retard. il ya eu peu de soundscheck( balance) pour Selecter et Madness.
Les groupes passent dans l'ordre suivant : The Selecter, Madness et les Specials en tête d'affiche.

   Le premier soir, donc, Selecter en premier livre un set énergique, mais le mixage est pas top visiblement.On entend pas assez la voix de Pauline Black.Ca n'empêche pas la grosse ambiance
   Madness arrive en deuxième, Chas, la voix pleine d'écho, lance l'intro de One Step Beyond. L'article évoque un set très entraînant, un mélange de Kilburn and the High Roads, de ska et de rock'n'roll (enfin !). La scène est envahie. Swan Lake est apocalyptique et le rappel ....rappelle que Madness a dans ses influences la Soul Music en reprenant Shoparound de Smokey Robinson and the Miracles.
   Les Specials déboulent sur scène et livrent un set nerveux, tout en énergie. Tout le monde bouge bien sûr sauf ....Terry Hall, stoïque comme toujours ou presque. Ce set intense est l'antithèse de l'album, d'après l’article, ce dernier ne reflétant pas l'énergie des live.
   Neville invite les gens à venir sur scène et fait le spectacle, presque possédé..... Une nouvelle chanson (à l'époque) est jouée : Rat Race.Dans leurs dédicaces, les Specials règlent leurs comptes avec les critiques de l'album. Le public envahit la scène pendant "Guns of Navarone". Suggs, sur le bord de la scène,  témoigne des difficultés de Rico à jouer du trombone avec tant de monde autour.
   L'article évoque ensuite le deuxième concert (sur 40) à Swindon. Lieu froid. Où l'ambiance frénétique de Brighton ne ressort pas.
   Enfin, l'article se termine avec la troisième date, Bournemouth  avec un portrait de Jerry Dammers, leader des Specials. Cette date, tout s'y passe bien, mieux même au niveu du mixage, mais c'est un vrai sauna dans la salle. Tout le monde(le groupes) se rejoignent sur scène pour le final. Le bassiste des Specials, éreinté, souffle : "Plus que 37 ! "

             (cliquez pour agrandir, le poster de la tournée)


Avec octobre, commencent les critiques du premier LP de Madness.


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   A votre gauche, la critique de l'album "One Step Beyond" par Mark Williams dans le Melody Maker du 27 octobre 79. Dès le départ, l'article lie Madness à Ian Dury, compare Carl à Kosmos Vinyl du groupe the Blockheads . Puis insiste sur le rôle de Clive Langer (ancien Deaf School), le producteur, dans le choix et la production des chansons de Madness.

  Puis on assiste à une description du groupe. D'abord Mike Barson, le compositeur principal qui apporte le son de son orgue Wurlizter, mais aussi de la qualité dans le jeu allant même jusqu'à un peu jazzy. Mike, un génie, d'après l'article. Le journaliste continue la comparaison avec Ian Dury en associant Lee Thompson et le sax de Ian Dury, Davey Payne. 
Ecoutons Night Boat ou Believe Me et relevons l'importance du sax baryton.
   L'album est un reflet meilleur du set live de Madness.
In the Middle of the Night est décrite : ce vieux George qui vole des slips qui pendent aux cordes à linges, ça ressemble à du Benny Hill, d'après le journaliste. Visiblement, ce titre est très apprécié de Mark Williams. "My Girl" et "Believe Me" font partie des favorites du journaliste. Ce dernier aligne les influences à l'écoute de l'album : Chas and Dave, Harry H. Corbett. Puis, Tarzan's Nuts est délicieux, un deuxième instru dans cet LP. Le journaliste insiste sur la surprise que suscite "Madness" , qui ne figure pas sur la pochette.

   Enfin, l'article insiste sur le fait que Madness est sur le label Stiff Records, le même que Ian Dury. Madness sont-ils les nouveaux Blockheads ? En tout cas, les points communs existent : une même fascination pour un côté absurde, une approche du quotidien.Mais peut-être pas tant que ça. Madness a lancé un premier LP, "c'est un très bon album , désinhibé, un honnête et bon amusement". 

    L'article essaie de fouiller dans les influences du groupe, il amplifie le lien Madness/Ian Dury et minimise le lien avec le ska. La critique est positive. Au même moment, Madness parcourt le pays avec Selecter et les Specials dans la tournée Two-Tone.  
    



   Toujours en octobre, le Melody Maker fait une review du 45 T "One Step Beyond", sorti le même mois.C'est un des disques du mois. Et déjà, le dilemne est là : le fun de la face A et le sérieux de la face B "Mistakes" dont les paroles sont citées. Cette contradiction suivra Madness pendant longtemps.

Quand l'album One Step Beyond sort, qui peut prédire un fabuleux destin à la pochette de cette galette ? Cette nutty pose, un nutty train à l'arrêt, qui va faire le tour du monde. Mieux que l'Orient Express. On l'a vu, Madness soigne son nutty train depuis des mois déjà (voir août 79). Il existe des anecdotes sur cette pochette. Lee Thompson, le dernier du train, nous en révèle quelques-unes, en 2005, dans une émission de LCI : il révèle que la prise a été très longue, entre 3 et 4 heures et que tenir dans cette position n'était pas très confortable, surtout quand on est plié à l'arrière. A un moment,ils ont été aidés d'une rampe (visiblement effacée après).  Avec Woody, il ajoute une analyse personnelle lors d'une émission pour Arte : OSB est LA pochette homosexuelle de l'industrie pop. Ces mecs collés les uns derrière les autres.Et comme Lee est derrière tout le monde, c'est lui qui est le mieux doté sexuellement...Naughty boy !



Le nutty train aura plusieurs variantes, mais le truc quand même c'est de mettre Mike au début, sauf des fois, Chris ou Woody.


1979.... NOVEMBRE
MERCI BRIAN 
 
 
C'est LE mois pendant lequel l'album One Step Beyond explose littéralement!!! Dans de nombreux pays..
 Le mag Smash Hits est sur le qui-vive et continue ses petits articles sur le groupe, notamment dès le 01.11 (bien joué !),avec  une critique du 45 T de One Step Beyond et référence, SVP, aux Shadows pour la B Side "Mistakes" !




Et le 15.11, toujours pour le même mag,la critique de l'album : 

    Bon, elle est un peu dure, mais elle a le mérite d'exister. Elle fait référence quand même au côté visuel de Madness qui est, il est vrai, une part très importante du groupe à l'époque. 
Un grand grand merci à Maryan Lemieuvre pour l'apport de ces deux articles !

     En décembre de la même année (voir plus bas), Smash Hits publiera un article conséquent sur le groupe,le mettant même en couv.

         Pendant ce temps, Madness participe au Two-Tone Tour.Et s'arrête le 14 novembre : la dernière date de Madness a fait l'objet d'un bootleg..... ICI.
   Madness file aux Etats-Unis pour faire quelques concerts : l'intro du film "Take It Or Leave It" commence ici.Là, encore, un bootleg légendaire, celui de Boston, témoigne de l'atmosphère de ces concerts. Ca tourne, ça tourne : 7 dates !

    Novembre est aussi un mois particulier pour Madness notamment dans la presse : à la fin de ce mois,le même jour paraissent deux mags parlant de Madness et du malentendu qui va pourrir la vie du jeune groupe . 
    Ci-dessous, le 24.11.79, Sounds met en couv Cathal et propose un article assez conséquent rédigé par Garry Bushell. C'est le deuxième grand article sur Madness depuis l'été 79 dans ce magazine.



   Le journaliste raconte l'histoire somme toute assez simple des débuts de Madness : des potes, puis des potes de potes qui viennent et qui décident de monter un groupe. On est en 76 , au nord de Londres et des détails des premières moutures du groupe sont évoqués: Chas Smash à la basse, John Hasler mentionné ici (c'est très rare, il est pourtant si important). Tout ce monde apprend à jouer des instruments et progresse petit à petit en jouant dans des pubs de Londres, surtout au nord. C'est pas avant 78 que la composition de la formation se stabilise. Début 79, le groupe change de nom qu'il officialisera réellement en mai. Intrigués par le buzz que font les Specials, des contacts sont noués entre les groupes, des concerts sont organisés ensemble. L'été 79 fait décoller Madness avec un single en août et la signature chez Stiff Records le 11. 09. 

   Le journaliste qui suit le groupe lors de la date d'Edimbourgh du 12.11 pendant la tournée TwoTone (l'article parait 15 jours après), rappelle l'ambiance du moment : 3 groupes, Selecter, Madness, the Specials envoient la purée sautillante à un public déchaîné pour 1, 75 livres avec au final sur scène, les 3 groupes, des fans sur la trilogie "Skinhead Moonstomp" ! L'article met un point d'honneur en mentionnant une deuxième fois John Hasler, puis, Brendan Smyth, le frère de Carl, à la vente de goodies (badgs, Pork Pie Hats...) et à la construction d'un fan-club, mais aussi les roadies, Chalky et Toks.

   En passant en revue le concert de Madness, Garry Bushell relève les liens qu'il y a entre Madness et Ian Dury, notamment dans sa version mid-70s, Kilburn and the High Roads. Le titre de l'article est clair : un parallèle est fait entre "New Boots and Panties", titre d'un LP de Ian Dury et" Blue Beat and Pork Pies", allusion à deux composantes de Madness. Même dans les chansons, le lien est fait, surtout pendant "In the Middle of the Night" selon le journaliste.
  L'autre source est le Blue Beat Sound (voir Madnessedaire, lettre B), qui provient des collec privées de disques de Lee, Suggs ou Chas.Il semble avoir été important dans le développement de ces jeunes londoniens dans les années 70.
Selon Bushell, Madness est en train de construire son identité, dépassant la simple reproduction de Dury, ayant pour base, le Blue Beat, bonifié par le son de l'orgue "Wurlitzer", les cris de Carl, le tout portant un label maison : le nutty sound.

   Si la compo du groupe est donnée avec humour (par ex, Woody : batterie, végétarien, Mo-dette ou Bedders : basse, sourires), c'est plus gravement qu'est évoqué le gros problème qui commence à pourrir la vie de Madness : la violence pendant les concerts et la présence de skins fachos dans le public.Ce qui a tendance à devenir une petite mode bien perverse. Madness en est inquiet. Suggs est clair là-dessus, comme dans l'article précédent : "Je hais tout ce business BM" (pour British Mouvement). Mais il ne cache pas la réalité : des gamins de 13 ans sont embrigadés par ce mouvement qui a le vent en poupe en ces temps de dépression et qui leur lave le cerveau en leur donnant un sentiment d'identité. Pour Suggs, ce ne sont que des gamins ordinaires, ils ne savent pas ce qu'ils font et ça n'ira pas plus loin. Madness n'est pas un groupe prêcheur et Suggs pense que faire danser des gamins sur de la musique noire (que Madness joue)  aura plus d'impact qu'un discours ou une leçon. Mais la violence pendant les concerts l'inquiète vraiment. Sounds s'en inquiète aussi et quand il met Chas en couv, il ajoute "Nutty Dread", bien sûr un détournement de Natty Dread, mais aussi peut-être un résumé de cette peur que peuvent créer les concerts de Madness. 

   Une autre photo vient contrebalancer tout ça, celle de l'intérieur, où l'on voit le groupe faire le nutty train avec des tout petits gamins d'Edimbourgh, révélant une forte proximité avec le jeune public et une grande forme d'insouciance. Madness aussi est jeune . 
L'artiCle se termine par l'évocation du futur de Madness : tournées, répéts de nouveaux morceaux, studio en mars et sortie possible d'un LP en avril 80









    Le même jour que Sounds, le NME parait avec un article sur le groupe. Le journaliste suit aussi la tournée Two Tone et donc le groupe pendant au moins deux dates Derby et Newcastle.



    Que dire ? L'histoire d'un malentendu alors qu'il n'y aurait jamais dû en avoir. Carl fut très maladroit dans sa façon de présenter les choses et c'est un peu ça qui est resté dans cet article. Le NME du 24.11.79 ou quelle attitude avoir envers un pote qui succombe à un discours raciste ?
    Novembre 79 : début du mois, dans l'émission culte Top of The Pops de la BBC , trois groupes de la vague 2 Tone sont programmés dans la même émission, le même soir. La vague Black and White est à son sommet. Problème... : une autre espèce de "mode", bien plus perverse,  commence aussi à prendre forme.  Le titre de l'article sur Madness : "Nice Band, Shame about the fans !" Tout y est dit, le contenu portera surtout sur la polémique qui grandit : la violence pendant les concerts de Madness et la présence d'éléments d'une extrême-droite insupportable lors des mêmes concerts.
    Mais  le journaliste commence avec un résumé du concert à  Derby,  pas un sommet dans cette tournée, un public assez froid, comme le temps.... et des vols ont été commis dans les équipements . Pour couronner le tout, des problèmes techniques viennent s'ajouter et la balance n'est pas faite pour Madness. La qualité du son sera très moyenne (une habitude dans le TwoTone Tour ?? eh eh ).
    C'est le lendemain, sur la route vers Newcastle que l'essentiel de l'interview est fait. Ca commence par des discussions autour du public qui se presse aux concerts de Madness. Globalement, ça fonctionne mais des épisodes violents viennent casser cette idée et des gens du British Mouvement ont éte vus dans le public des concerts de Madness, mais surtout à Londres en fait. Le journaliste demande pourquoi. Carl s'y colle "Ca n'a rien à voir avec nous".  Et il enchaîne  :  "on s'en fout si des gens du NF viennent à nos concerts, à partir du moment où ils se tiennent bien et qu'ils ne se battent pas ;  qui pourrait les empêcher d'être là ? Ce sont tous que des gamins."  
  
   
    Woody insiste sur le fait que leur musique est de la danse music sur laquelle tout le monde s'amuse et que c'est l'objectif de Madness. Le problème  c'est que certains ne s'amusent plus, des gens ont peur de venir aux concerts, blancs comme noirs. Le journaliste soulève le fait que si ça continue, Madness va être considéré comme un groupe sympathisant du NF.
    Woody s'insurge et rappelle 
clairement que Madness n'a jamais rien dit de tout ça, n'a jamais encouragé ça et que les membres de Madness ne sympathisent pas avec ces NF. Le journaliste renchérit : pourquoi alors ne pas clarifier les choses publiquement par un message contre le NF pour des gamins qui adorent, idéalisent Madness. Franchement c'est ce que Woody vient de faire. Petit piège du journaliste qui sait ce qu'il se passe, qui voit la tournée : comment un Jerry Dammers, quand on  connait ses positions et son attachement extraordinaire à l'engagement antiraciste, aurait-il pu laisser, à son côté,  pendant des semaines, des Madness "affiliés au NF", Comment aurait-il pu les signer sur son label TwoTone ? Comment être vu comme  un sympathisant NF, alors qu'on joue tous les soirs un hommage appuyé et sincère à son héros,Prince Buster, un noir jamaicain ? Impossible!  Comment les Specials auraient-ils pu accepter ça ? N'oublions pas que 5 ans plus tard, dans le titre "Racist Friend", ce même Jerry Dammers propose  de ne plus voir son frère ou sa soeur si ces derniers sont racistes. En même temps, il est clair que si le NF essaye d'infiltrer le public de Madness, comme il l'a fait pour le foot ou autre, il faut faire quelque chose. Ce même jour, dans l'article du Sounds (voir article précédent plus haut), Suggs affirme son rejet net du NF.
    Mike hésite sur la conduite à tenir, il rappelle qu'ils ont déjà parlé mais plutôt en dehors de la scène, au coup par coup et il n'est pas sûr que ces gens écouteront Madness . Carl dit que le mieux c'est de les ignorer. Ce sont des gamins, naifs qui ne savent pas ce qu'ils font ni de quoi ils parlent. Justement, pourquoi ne pas leur parler à eux, les aider avant qu'ils ne soient embrigadés, essayer au moins, avance le journaliste. Carl rappelle qu'ils le font  mais en privé, en dehors de la scène. Le  problème c'est que Carl connait certains de ces gamins qui ont succombé au NF. Jusqu'où doit aller l'amitié ?  Il n'est pas d'accord avec leurs idées mais, comme il en connait certains, il maintient que ce sont des bons gamins, qu'actuellement ils ne savent pas vraiment ce qu'ils font.
     Pause de la rédaction pour faire un point.  Le mouvement skinhead date de la fin des années 60, appartenant surtout à la classe ouvrière, issu du mouvement culturel des Mods. Comme ces derniers, les skinheads s'attachent à une esthétique vestimentaire particulière, écoutent de la musique : le ska, rock steady et surtout les premiers pas du reggae. Mouvement de "sous-culture" de jeunes au départ, apolitiques, et malheureusement  amoureux de la bagarre ( vécue comme "romantique") qui décline au début 70, après avoir connu un pic en 1969.
Avec la crise mondiale dans les années 70, le chômage..le Front National anglais infiltre le mouvement, comme il le fera dans les clubs de supporters de foot . Ce qui porvoque une scission du mouvement skinhead : certains restent fidèles à l'esprit originel, d'autres sont récupérés par les fascistes du National Front, qui ont besoin de troupes, de gars un peu violents.... (Un bon film qui résume tout cela : "This Is England" de Shane Meadows en 2006, dispo partout en DVD)  Et le problème c'est que certains skinheads originels de l'époque, connaissant Carl ou Suggs, ont mal tourné, ont été récupérés par ce mouvement faussement identitaire... Suggs le mentionera plus tard quand il rappellera que ce mouvement a été malheureusemant récupéré par les fachos alors qu'au départ il n' y a aucun lien ! Le chanteur expliquera aussi qu'au début, lors des concerts, sa faute a été de vouloir parler à ces gamins que le NF embobinait, de les raisonner pour essayer de les sortir de ce merdier, de cette récupération. Il sera alors accusé de complicité alors que le but était contraire. Suggs finira par changer de tactique, il en avait ras le bol d'être traité de raciste.
     Revenons à l'interview :  Carl s'énerve ce qui ennuie fortement les autres .Woody, sentant le piège, se sent obligé de rappeler, encore une fois, que les autres membres de Madness n'ont pas d'amis au NF et que Madness ne veut pas en avoir à ses concerts. Le journaliste  dit à Chas qu'ignorer les comportements de certains de ses potes, c'est peut-être les encourager.
    Carl retombe dans la contradiction soulevée par Suggs un peu plus haut. Il rappelle que ce sont que des gosses qui ne font qu'exprimer simplement une frustration ou une colère là dedans,  comme pour le foot ou la music et qu'en fait, le NF signifie rien de plus pour ces kids, que c'est qu'une "mode". Carl s'énerve trop et signife au journaliste que pour ce dernier tout est facile quand on est bien installé, tranquille et qu'en fait le journaliste ne sait pas de quoi il parle. Il menace verbalement même le journaliste. Sèchement, Woody surtout, Suggs et Mike lui prennent clairement leurs distances avec Carl, ils se dissocient de ce qu'il fait, prêts à clarifier la position du groupe. Woody la réaffirmera plus tard dans la journée.

   
     
A la suite de ça, en fin d'article, Lee Thompson, qui n'a pas parlé, demande aussi au journaliste d'être dissocié de tout ça et avance des phrases qui resteront gravées sur du vinyl " Eggs, bacon, ..." Etrange, pense le journaliste. 
     Etrange aussi pour le lecteur à l'époque, non ?....Ces termes figureront pourtant dans un titre "Don't Quote me on That" directement écrit en réponse à cet article. Sur ce morceau très très largement inspiré des Music Doctors (1970), Carl évoque cet épisode avec le journaliste. Sorti au début 80, "Don't quote me on that" (dont une version maxi 45 tours a été envoyée à toute la presse) est un message antiraciste répondant aux accusations portées par la presse envers Chas Smash. Mélodiquement, c'est pas le meilleur de Chas (bien meilleur après avec "Victoria Gardens", par exemple ) mais il fallait que le message passe absolument, c'était important pour le groupe pour éviter toute confusion... un vrai témoignage de l'époque.
    Revenons à l'article. Le journaliste exprime aussi qu'il sait que Madness est sincère quand ils disent qu'ils ne sont pas racistes, et que Carl, auss,i l'est... sincère. Il se retrouve piégé entre un principe et une amitié.  En fait, Suggs semble lui aussi un peu perdu, un peu confus sur la conduite à tenir face à ces NF : que faut-il faire face à ça, il demande même au journaliste.
    Quelque part, cette interview aura permis d'accélérer les choses, de les clarifier les choses et de sortir du guépier tendu par le NF. Suggs avouera plus tard que quand le NF a compris qu'il pourrait rien faire avec Madness, des représailles importantes ont été envisagées contre le chanteur.
    L'étape de Newcastle fut une bonne soirée, une soirée "à la Beatles", avec des filles entassées au premier rang qui hurlent, qui prennent tout ce qu'elles trouvent comme souvenirs ;   avec le même grand final à 3 groupes sur scène.  Le journal annonce le proche futur de Madness, la fin de la tournée avec les Specials et Selecter, une autre aux Etats- Unis. Suggs voit grand pour Madness, il veut qu'il dure et prenne son indépendance. Mais qu'en est-il de l'unité des maddies, tremblante un peu plus haut ? (Mais on ne casse pas comme ça un gang)
    L'article se termine quelques semaines à Londres pour un concert à l'Electric Ballroom de Camden avec, en première partie, le groupe Red Beans and Rice  emmené sur scène par son chanteur noir. Certains dans le public manifestent leur mécontement. Suggs , ici prendra la parole et demandera aux gens de s'arrêter  . Il se sent honteux. C'est Carl et son frère qui raisonneront les fauteurs de troubles et le groupe pourra reprendre. Madness, à son tour, ignorera complètement cette frange minoritaire du public.
     Plus tard, lors d'un autre concert, Suggs sans le savoir allait lancer un mouvement qui allait être repris par de nombreux groupes ensuite : Il a fait rallumer la salle, fait pointer les projecteurs sur les fauteurs de troubles, les engueule et leur demande de sortir. Chose qui marche et qui marchera aussi pour les autres groupes qui feront pareil par la suite. 
      Rapidement, dès 80,  par ses chansons, "Embarrassment",  plus tard avec le Red Wedge, les concerts Anti-Apartheid, le collectif "Starvation" contre la famine en Afique (avec des membres de UB40, The Beat, Pioneers...), l'édition en GB de "Tam Tam pour l'Ethiopie" (plus grand rassemblement de musiciens africains de l'histoire), ou bien encore avec la chanson  "Waiting for the Ghost Train" (it's black and white, don't try to  hide it) ou bien encore en 2009 avec les multiculturels "We Are London" et "The Liberty Of Norton Folgate" mais aussi "Clerkenwell Polka" sur la création du premier parti communiste européen,  que Madness montrera, si besoin est encore, son fort attachement à la richesse des mélanges, des métissages. 
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           Dans la dernière semaine de novembre, Madness part aux Etats-Unis pour une mini-tournée.

    Quand la presse française critique le premier album de Madness... On sent bien que le journaliste trouve l'album bon, mais qu'il doute de la longévité des Maddies, pris un peu comme un groupe de rigolos qui va faire deux tubes pendant une mode et se séparer... Avec du recul, c'est assez marrant de voir ça... Même pas entendu que "My Girl", In The Middle Of The Night" ou encore "Razor Blade Alley" pouvaient être le début d'une longue carrière de songwriters géniaux... Et pis "The Prince" n'est pas une reprise, même si le morceau sonne très Prince Buster (normal pour un hommage !!)...
                                                                      (cliquez pour agrandir)

1979.... DECEMBRE 

    Fin novembre, début décembre, Madness fait la couve du mag anglais pour ados, Smash Hits. 



     On rappelle que si un groupe fait la couv de Smash Hits, ça veut dire qu'il est établi. L’article commence par un rappel de faits récents : la tournée Two-Tone, The Prince, Stiff records et l'album. Le journaliste remarque qu'en live, Madness n'est pas aussi bon que sur vinyl et que les autres groupes de la vague Two-Tone. En même temps, Madness a commencé la musique trois ans auparavant seulement. Madness reconnait que son succès actuel est dû en partie à la mode " right style in right time" Mais Woody tempère en ajoutant que Madness joue du Blue Beat depuis un bon moment que seuls leurs potes venaient les écouter. Madness avoue faire un compét amicale avec les Specials à tous les niveaux.
    Ensuite, l'article, bien informé, revient sur l'histoire du groupe : C'est Barson qui a commencé Madness , invitant Lee et Chris chez lui pour répéter des reprises. Au départ ça a été surtout du bruit, comme bcp de groupes qui débutent.Chas est venu à la basse. En fait pendant un bon moment, le groupe est resté à l'état de débutant et reproduisait les disques qu'il aimait : du ska, mais aussi le groupe The Coasters,ce qu'ils entendaient par leurs frères.L'article insiste sur les Coasters, groupe de R'R noir dont chaque titre se révélait être un comique de situation.Tout ça autour de 74. L'autre groupe à l'influence massive, Kilburn and the High Roads (de Ian Dury) qui faisait tourner son R'B teinté d'humour dans les pubs de Londres.
Puis Madness a commencé à tourner dans des endroits un peu "terribles" et a appris le métier. Pendant ce temps, les membres continuaient leur job : peinture, entretien des jardins...A un moment, comme ça ne marchait pas (le groupe) , ils ont même enlevé les titres  Blue Beat de leur répertoire. Mais arriva la rumeur "The Specials". Barso utilisait le même son de l'orgue Vox Continental que Jerry Dammers, la rencontre entre les 2 groupes s'est faite. C'était la chance de Madness.
   L’article termine par une mini review de l'album : 50/100 ska /dance et 50/100 contes d'une vie souterraine du nord de Londres. Le label"Nutty Sound" est rappelé. L’article finit par un trait d'humour : le prochain single, sur les belles-mères ??
   
      Décembre est aussi occupé par des dates anglaises, Madness tourne, tourne et tourne encore...une vraie machine.
Ci-dessous,grâce à René (Merci !!!!), on peut voir que le NME annonce le concert du 15.12.


    Le lendemain, la date de Bournemouth (16.12) nous laisse une témoignage musical de cette époque, avec une reprise ultra-speed de "Lola" des Kinks. Par ailleurs, Madness assure sur deux show-TV et enregistre le clip de "My Girl" au Dublin Castle, pub du nord de Londres, Camden, où Madness avait l'habitude de jouer en 1979. Et c'est le 21.12 que sort le même titre en single. La campagne de promo pour ce titre est visible ci-dessous (où vous pouvez voir les dates de décembre. Un plein format A3 dans le NME avec un détournement de la pochette du single, remplaçant les membres du groupe par les petites amies.


   Mais sur la pochette du 45 T, par contre, ce sont les têtes des membres qui apparaissent. Grâce au grand Stuart Wright, nous pouvons mettre ici les scans de différents shoots de photos destinées à la pochette de la galette,des photos alternatives de la pochette officille. Les voici, ci dessous, merci Stuart qui a dirigé le Nut Inc, un fanzine sur Madness, qui est encore aujourd'hui, un énorme coffre aux trésors !
 Vous noterez que John Hasler a participé à la session. 







   En France, il y a un journaliste du magazine "Best" qui s'appelle Bruno Blum, qui a déjà tout compris de Madness alors que les Maddies n'en sont qu'à leurs débuts. Bruno Blum est déjà à l'époque un grand spécialiste du Ska et du Reggae, et son article, dans la section "In The City", remet les pendules à l'heure..

                          (cliquez pour agrandir)



1979, l'année du décollage pour Madness ! Une des prochaines étapes, en 1980, est la France.


1980.... JANVIER



Vite, vite, vite... Il faut occuper le terrain.
Dès début janvier, Madness passe au Top of The Pops avec le titre "My Girl" (belle prestation)
Et le groupe part sur le continent européen.
Ci-dessous, une pub pour une dédicace de One Step Beyond par Madness en France, le 22.01.


Mais l'important , ce sont les premiers pas du groupe sur la Lune,,, euh... en France, quelques jours plus tôt : un passage TV,pour l'émission Chorus d'Antoine de Caunes (réédité récemment) , des dédicaces, interviews et surtout un concert au Palace le 20.01.80. Pour plus de détails sur les nutty sons de Madness en France, voir la section : MADNESS in FRANCE 

La presse s'en mêle :





Toujours est-il que Madness entame sa première tournée européenne avec la France. Et les fans français qui peuvent se payer des concerts seront chanceux en 1980 puique le groupe reviendra.


Puis suit une série de dates en Belgique, en Allemagne et aux Pays-Bas.
1980.... FEVRIER

 
Le groupe finit sa tournée du continent européen avec les Pays-Bas. Un témoignage audio des concerts de cette tournée existe bien sûr avec le concert de Paris mais aussi celui du Paradiso à Amsterdam début février 80....Madness Central. Ca donne une idée de l'ambiance de ces concerts, de la rapidité des versions. Et la presse néerlandaise comme la française s'y colle. Avec le magazine Hitkrant, aimablement traduit par Mister René.

Madness, qui avait extrait un 3ème morceau de son LP en tant que single, My Girl (qui avait été pressenti comme deuxième par le groupe, mais pas par stiff) souhaite arrêter avec OSB et pense sortir un nouveau titre en single "Beat Pete", comme il est encore appelé à l'époque, ("On the Beat Pete) , l'histoire d'un flic qui cherche absolument une promo. Le petit article du NME le montre :



On verra que Madness ne sera pas écouté par Stiff qui sortira en mars 80 'Night Boat to Cairo', un 4ème extrait du premier LP, (sous forme de EP = Extended Play), un 45 t allongé avec 4 morceaux, dont le magnifique Deceives the Eye. 
En attendant, le groupe repart aux Etats-Unis pour une deuxième tournée plus longue, ce coup-ci. Un témoignage audio de l'époque existe : le concert de Boston le 04.02.80 ...Mister B 
Les magazines commencent à diffuser des photos de Madness aux States (1er ou 2ème tour), par exemple, la célèbre session de photos prises à New-York dans le premier numéro de "The Face" (de mai 80) ou même plus tard dans la revue "Select" de 1991. En voici quelques clichés venant de ces deux mags :









 C'est de cette session que sera tirée la couverture de  la dernière bio de Madness par John Reed (sortie en 2010).



Peu de temps après,dans Smash Hits, le groupe donnera ses premières impressions sur l'expérience des tournées US.

La tournée de l'Amérique du Nord amène le groupe au Canada également.


1980.... MARS 

C'est sur le nouveau Continent que Madness commence le mois de mars.Avant de revenir en Europe toujours pour tourner et faire des plateaux TV en Espagne, en France....

      Marc Voisin présente ci-dessous un exemplaire du magazine "Salut" de mars 1980, qui exprime comment Madness est ressenti sur l'hexagone : "La folie du ska". D'une part, leur passage à Nogent sur Marne au Pavillon Baltard est évoqué. La radio "Europe 1" retransmet les concerts de ce festival (29.03 pour Madness). Par ailleurs, le magazine "Salut" évoque la mode du moment (voir ci-dessous). Il montre que le ska se diffuse chez les groupes français. Il propose de découvrir le ska, de le danser. Tellement dansant que pour "Salut", le disco pourrait être remplacé par le ska... Il rappelle l'histoire de Madness, sa première venue quelques mois auparavant et son influence en France. Article rare ! merci Marc.




     
      Le groupe finit le mois de mars à Paris en live (voir plus haut). Un boot est disponible ICI. 
       Malgré ce rythme d'enfer, Stiff sort Night Boat to Cairo et Madness arrive à tourner un clip. On sent à la vue du clip que l'ambiance a dû être bien bonne durant le tournage.
Londres les accueille pour le showculte Top of the Pops.
Dans l'article de Smash Hits (Madness est en couv avec une photo prise à Paris), le groupe revient un peu sur son expérience américaine, une sorte de décalage avec ce qu'ils pensaient.
Le plus intéressant est le passage où ils reviennent sur le sens de leurs chansons. Razor Blade Alley (Kix et l'expérience des prostituées) , Deceives the Eye(expérience de larcins par Kix et Chris), In the Middle of the Night (Suggs y mélange faits et imagination). Carl revient sur son arrivée dans Madness et sur sa volonté d'en être complètement (apprentissage de la trompette, écriture de textes. Enfin, Madness évoque les influences: Kilburn de Ian Dury bien sûr, mais aussi des titres soul dont des reprises (Tears of a Clown, Shoparound) qui ont visiblement disparu du set. Le ska est évoqué une fois seulement. En fait, il apparait clairement que le nutty sound est vraiment de mise et qu'une des bases c'est de faire danser. Le but est de faire bouger avant tout quelque soit le style, comme le dit le titre détourné d'Oscar Wilde : "de l'importance d'être nutty"


1980.... AVRIL
Une tournée anglaise est lancée, le nutty train ne s'arrête plus. Il est intéressant de voir l'évolution de la set list entre février 80 et avril 80, pas mal de titres du futur deuxième album sont joués : Crying Shame, Baggy Trousers, On the beat Pete (l'ex faux single prévu), Embarrassment, E.R.N.I.E. 

 1980.... MAI
La tournée les emmène en Irlande. Et donc, certains titres d'Absolutely commencent à être bien rodés.
Mais Madness n'arrête toujours pas et repart sur l'Europe continentale, en Allemagne, Suisse et....France : une mini tournée (4 dates)

1980.... JUIN

La dernière date françasie inaugure le mois de juin et a fait l'objet d'un bootleg, Cambrai : ICI
C'est quand même mi juin que Madness se pose un peu pour répéter et continuer d'écrire pour le deuxième album.


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1980, Madness n'arrête pas de tourner... c'est incroyable, le nombre de dates, de pays visités en si peu de temps mais il trouve quand même la possibilité de continuer à écrire de nouveaux titres. Plus encore que le deuxième album, les tournées continuelles sont vraiment le fait majeur de l'année 80 pour Madness. Et.... l'avantage de tourner et tourner encore, c'est que le groupe gagne en confiance, en maîtrise, dans son jeu et Madness sera bien bien meilleur sur scène fin 80 que fin 79. L'autre avantage, c'est que leur renommée dépasse largement les îles britanniques 




1981

1981 est une énorrrrrme année pour Madness : film, singles, albums, tournées….Les medias se concentrent beaucoup sur le film que le groupe  a fait : Take It or Leave It. Mais aussi sur Dance Craze, le témoignage de l'ère Two-Tone. Témoignage que voici : 


Revenons au film  Take It Or Leave It.Look In fait témoigner les membres du groupe ; Suggs semble axer sur la spontanéité du déroulement. Barzo insiste sur le fait que sa femme ( la vraie) est dans le film. Bedders montre un côté un peu nostalgique, sa première répét avec le groupe et insiste sur la difficulté à se rajeunir pour le film. Lee n'est pas content de sa prestation mais le film lui a rappelé les souvenirs de sa première leçon de sac et la gêne que ça lui a occasionné. Chris se rappelle la réalité de la scène de Lee en camion  sous le pont et trouve que jouer son propre rôle est bizarre. Enfin, Woody se rappelle de la conduite timbrée que Lee a eue au volant lors de la "scène de la course" pour aller au Dublin Castle après le premier concert.
1981 MAI

Le mag Look In consacre sa couv à Madness et un article au film Take It or Leave It :






     
      Look In fait témoigner les membres du groupe ; Suggs semble axer sur la spontanéité du déroulement du film. Barzo insiste sur le fait que sa femme (la vraie) est dans le film. Bedders montre un côté un peu nostalgique, sa première répét avec le groupe et insiste sur la difficulté à se rajeunir pour le film. Lee n'est pas content de sa prestation mais le film lui a rappelé les souvenirs de sa première leçon de sax et la gêne que ça lui a occasionnée. Chris se rappelle la réalité de la scène de Lee en camion sous le pont et trouve que jouer son propre rôle est bizarre. Enfin, Woody revient sur la conduite timbrée que Lee a eue au volant lors de la "scène de la course" pour aller au Dublin Castle après le premier concert...


Les mags français ne sont pas en reste : 
 la cultissime rubrique "In The City" de Best 



Smash Hits : 
MERCI BRIAN 


1981 JUIN 



1981 SEPTEMBRE
Le mag Look In  publie à l'époque régulièrement dans ses numéros une double page en BD mettant en scène Madness :




L'automne arrive avec ses reviews de l'album 7, chez les anglais et les français :






Publicités dans les mags français





Mais mais.... que font-ils de leurs doigts.... ;)



Octobre : la première de Take It Or Leave It :




En octobre toujours, Look In récidive avec Madness dessiné en couv, un poster, un article et une BD






1982
MERCI BRIAN 

1982-AVRIL
MERCI BRIAN 

1982-MAI

 Photos et poses alternatives à celle de la compil Complete Madness






MERCI BRIAN 







1982-JUIN
MERCI BRIAN 



1982-JUILLET
MERCI BRIAN 







1982-SEPT
MERCI BRIAN 




1982-AUTOMNE
MERCI BRIAN 









1983



SMASH HITS jan 83



SOUNDS 01.01.1983 (Cliquez sur les images pour les agrandir, les lire et les télécharger)



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SMASH HITS

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REPORTAGE SUR L'EMISSION "THE TUBE" (Cliquez sur les images pour les agrandir, les lire et les télécharger)



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SMASH HITS MARS 83 (Cliquez sur l'image pour l'agrandir, la lire et la télécharger). Merci Brian





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NEW MUSICAL EXPRESS  02.04.1983 (Cliquez sur les images pour les agrandir, les lire et les télécharger)




 


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BEST MAI 83  (Cliquez sur les images pour les agrandir, les lire et les télécharger)

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MELODY MAKER  06.08.83  (Cliquez sur les images pour les agrandir, les lire et les télécharger)


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MELODY MAKER 13.08.83 (SUPPLEMENT SPECIAL)  (Cliquez sur les images pour les agrandir, les lire et les télécharger)










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SMASH HITS ( 18.08 / 31.08, merci Brian)






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1984



1985


1985-FEV 








1985-0CT (cliquez sur les pages pour élargir/ click to enlarge)



















1985-NOV 
 (cliquez sur les pages pour élargir/ click to enlarge)



 








1986



ETE-AUTOMNE 86 - merci Shaine et Brian pour les scans ci dessous (voir leurs sites en haut de page)













NOVEMBRE : Utter Madness (Merci M. McCloskey) :






1992-SEP







2009

(merci à Maninthegarage)










Merci à Gobshyte pour le scan qui suit




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D-SIDE MAG








2010




2016

2016 voit la sortie du 11ème album de Madness, Can't Touch Us Now.  La presse anglaise est au rendez-vous et ne loupe pas le coche. 
Dans le même temps, une collection "History of Rock" réédite chaque mois,  d'anciens articles du NME ou du Melody Maker classés par année, depuis 1965. En cette fin d'année, par coïncidence, on en est aux années 1979 et 1980, donc, des papiers sur Madness sont re-publiés.  Les voici  : 

1979
 (cliquez pour agrandir)









Ensuite :                                                               
 HOR 1980  :
    (cliquez pour agrandir) 








                                                                    
Revenons à l'actualité du groupe. Classic Pop consacre un beau et long papier à Madness (8 pages). Intéressant.   (cliquez pour agrandir)